8. Nous ne sommes pas séparés de nos défunts.
« L’Ici-bas et l’Au-delà ne sont pas séparés, la communauté humaine et la communauté spirituelle sont une seule chose ; chaque jour en apporte la preuve » (Dr Paola Giovetti).
« Ce n’est pas la mort qui sépare, c’est l’indifférence. La mort sépare moins que la vie : jamais nous n’avons été si proches. À toute heure ou presque, nous pouvons vous rejoindre… Une pensée d’amour : déjà nous sommes là. Nous ne pouvons mourir, mais nous pouvons souffrir. Oui, votre indifférence peut nous faire souffrir » (message de la défunte Simone à Jean Prieur).

« Non, la mort ne sépare pas puisque le meilleur de nous-mêmes… ne meurt pas. L’amour est plus fort que la mort : rien ne peut séparer ceux qui s’aiment en Dieu, au-delà des liens terrestres. La mort sépare moins que l’indifférence.
« Croyez-moi, les âmes se retrouvent, les rencontres sont suaves, le revoir infiniment doux, rien ne peut vous le décrire… La communion des âmes est un des plus beaux, des plus consolants mystères divins » (message de Paqui, Entretiens célestes, éd. Lanore).
« Dites-leur que la mort ne désunit pas ceux qui s’aiment… Ce n’est pas la mort qui sépare, c’est l’indifférence » (message de Pierre Monnier).
« Car invisible et surnaturel ne sont que le prolongement du visible et du naturel. L’Église doit intégrer quotidiennement dans sa vie liturgique l’Au-delà, si proche qu’il vous touche et emplit vos demeures.
«… L’Église doit être le lieu du surnaturel apprivoisé, le point de jonction privilégié entre le visible et l’invisible, cet invisible d’où nos faibles voix vous appellent et tentent de vous dire combien elles vous aiment.
« Où sommes-nous, que faisons-nous, un an, trois ans, dix ans… après notre départ de la Terre ? Habiter l’Au-delà n’est pas une fugue dans le vide, un voyage sans nouvelles, et si éloignement et silence il y a, ce n’est pas notre fait mais le vôtre : c’est la souffrance qui engendre le silence. Nous faisons tous des signes pour attirer l’attention de votre cœur. Aucun de nous n’est volontairement et délibérément silencieux et dix ans plus tard, nous sommes tout autant présents qu’un an après, mais différemment » (Arnaud Gourvennec, Vers le Soleil de Dieu, éd. Lanore).
« C’est la mort qui n’existe pas et vos disparus ne le sont qu’à vos yeux. Nous ne voulons pas vous voir les pleurer. Nous voudrions vous savoir heureux là où vous êtes encore, comme nous le sommes dans l’Au-delà. Aimer est, ici, la seule source de notre bonheur mais, déjà sur Terre, aimer sera pour vous aussi, une cause de joie et de sérénité… Sachez qu’il n’y a pas de vraie séparation entre nous. Une même sphère renferme nos deux mondes… Vous retrouverez vos bien-aimés dans une sorte de douce intimité — quelque chose de beaucoup plus beau que tout ce que vous pouvez imaginer… En fait, vous n’êtes absolument pas séparés d’eux, bien qu’un voile vous les cache pour le moment » (message de Bertha*, dans Le Christ en vous, éd. La Colombe, 1957).
* Bertha vécut au Pays de Galles et ne donna jamais d’autre précision. Après sa mort, elle entra en communication avec une Anglaise de Brighton, Alice Mortley qui dirigeait une école d’infirmières. Alice Mortley avait de grands dons psychiques et une vie spirituelle authentique (elle priait d’ailleurs avant toute communication). Mais, contrairement à Roland de Jouvenel, à Arnaud Gourvennec, à Pierre Monnier et à Paqui, qui s’adressent à leur mère (ou à ses deux parents, pour Arnaud), Bertha n’a jamais connu Alice auparavant. Le Christ en vous ne consiste donc pas en lettres adressées par un enfant à ses parents mais en méditations proposées par une amie à une autre amie qu’elle n’a pas connue sur le plan terrestre. Les messages se sont succédé depuis la première décennie du XXe siècle jusqu’en 1930. Christ in you eut du succès en Grande-Bretagne et en France et connut deux traductions, l’une par Mme Lucie Siegfried, l’autre par Geofranc, pseudonyme du pasteur Georges-François Grosjean, traduction plusieurs fois rééditée par Astra (résumé d'une note de Jean Prieur).
9. Nos morts nous parlent.
Ils sont nombreux ceux qui s’entretiennent avec leurs disparus, bien plus nombreux qu’on ne le croit car ils hésitent à en parler. Ce sont souvent des veuves ou des veufs qui conversent avec leur conjoint décédé, des parents qui parlent à leurs enfants ou l’inverse… Ce sont, presque toujours, des personnes qui, sur la Terre, avaient, l’une pour l’autre, un grand amour.

Ce phénomène n’est pas rare, affirment les Drs K. Osis et E. Haraldson (Ce qu’ils ont vu au seuil de la mort, éd. du Rocher, 1982). La communication avec les morts est même apparemment chose très courante.
En Europe, il y a moins d’intimité avec les morts, mais en Asie, en Afrique, en Amérique, le contact avec les esprits est fréquent. Des sondages révèlent qu’un Américain sur quatre a déjà été en contact avec une personne décédée (Greeley, 1975). On obtient des proportions semblables en Grande-Bretagne et en Islande (Haraldson, 1976).
« Nombreux – bien plus nombreux que vous ne savez – sont les dialogues pleins de douceur, entre les esprits libérés par la mort du corps et les esprits terrestres » (message de Pierre Monnier, Lettres de Pierre).
Ces entretiens se caractérisent par l’amour qu’il y a entre les deux intervenants et qui, souvent (mais pas toujours), existait déjà entre eux avant que l’un ne décède. C’est en cela qu’ils se différencient des messages provoqués lors de tables spirites ou par d’autres moyens. L’amour est le critère le plus important pour juger de la valeur et de la validité d’un message de l’Au-delà : si c’est avec des morts que l’on dialogue, on peut craindre des duperies, mais si ce sont nos morts, nos proches, nos amis, nos intimes, vont-ils tromper sciemment ceux qu’ils aiment et qui les aiment ?
10. L'entrée dans l'autre Vie.
« J’aimais la vie, j’étais entourée d’affection : Dieu m’a reprise. Mais je ne regrette rien, parce que je n’ai rien perdu et tout retrouvé. Mon cœur déborde d’allégresse : je suis si parfaitement heureuse d’être ici, au Ciel. Tout ce qui m’environne est une splendeur, et les plus merveilleux sites d’en bas ne peuvent en donner la plus petite idée. Ah ! Si vous saviez ce qu’est Dieu, vous ne pourriez écrire ce mot, et vous ne voudriez plus vivre, tant il fait bon mourir pour savoir ce qu’Il est.

« Car rien n’est irréparable pour les âmes, puisque la mort même prépare à une autre vie et à d’autres tâches. Je voudrais pouvoir vous décrire ce qui se passe autour de nous, lorsque nous nous réunissons pour faire rayonner nos pensées d’amour, mais les mots sont pauvres. Ici, tout est vibration : c’est une éclosion de lumière, de fleurs odorantes, une harmonie divine, un accord parfait de sensations se joignant aux couleurs et nous donnant la certitude que l’amour est la force de vie de la création entière. C’est un chant d’actions de grâces vers Dieu, notre Lumière, notre Joie.
« Même le contact humain ne nous manque pas, car le contact de nos "formes-pensées" est bien supérieur à ce que vous pouvez éprouver sur Terre. Être au service de Dieu, jouir des beautés, de la douceur des sites célestes, et ne rien perdre des affections qu’on a laissées sur Terre, voilà le bonheur de ce que vous appelez le Paradis.
« Ne voyez toutefois pas en nos entretiens un trop grand détachement de la vie humaine, mais simplement une aide que nous avons mission de vous donner pour mieux comprendre le but spirituel de votre passage sur la terre… Car tous n’arrivent pas toujours de suite à cet état de bonheur. Il faut les plaindre et beaucoup prier pour eux, ceux qui ne comprennent pas encore, je veux dire les âmes lourdes qui errent sans trouver la lumière divine. Ils ne sont pas abandonnés, car nous les aidons de tout notre pouvoir à se dégager des ombres qui les accompagnent… Priez, vous aussi, pour que la lumière inonde les âmes des sphères d’attente, purgatoire qui est un état d’âme (et non un lieu), souffrances qui préparent une évolution… » (message de Paqui Lamarque, Entretiens célestes, éd. Lanore).

« L’espérance scintille dans nos sphères et les plus malheureux dans les purgatoires sont moins malheureux que les hommes dès qu’une petite clarté leur permet de se reconnaître tels qu’ils sont… » (Roland de Jouvenel dicte cette phrase en 1962. Vingt ans plus tôt, Paqui avait transmis, mot pour mot, ce même message. Avant eux, Pierre Monnier avait déjà émis un avis semblable : « Jamais le second état d’une âme, même coupable, ne sera plus mauvais que le premier ».)
« Vos chers absents, ne les oubliez pas, mais ayez aussi pour eux des élans d’amour pur. Demandez que, pour eux aussi, la lumière s’intensifie, qu’elle les éblouisse, qu’ils s’accrochent aux rayons lumineux projetés vers eux pour les aider à s’élever et à s’éloigner des sphères moyennes où ils végètent peut-être encore.
« Mes aimés, je vous laisse une traînée lumineuse, un parfum subtil de toutes les fleurs qui m’environnent… Je vous blottis dans les plis de ma robe d’ange » (message de Paqui).
11. Les signes et les messages de l'Au-delà.
On ne compte plus les manifestations étranges, inexpliquées qui font l’objet de milliers d’ouvrages de par le monde. Ces phénomènes sont étudiés par ce qu’on appelle la "parapsychologie", laquelle se présente comme science, bien que cette dénomination lui soit contestée. Cette parapsychologie analyse indistinctement tous les phénomènes occultes ou paranormaux, tant valables que fantaisistes et toutes les communications avec l’Au-delà, intéressantes ou insensées. Les Drs Osis et Haraldson nous avertissent : « La parapsychologie ne compte pas que des médiums honnêtes. Elle est infestée de charlatans et d’exploiteurs sans scrupules, qui ont d’ailleurs été dénoncés par Keene et Spraggett dans leur livre Psychic Mafia (1976) ».
Le Pr Henri Broch, physicien, nous met aussi en garde : « Nombre de fraudes, dans ce domaine, proviennent des techniques de l’illusionnisme. Elles nous dupent d’autant plus facilement que tout être humain porte en lui le goût du merveilleux. Aimer le merveilleux est naturel mais croire inconditionnellement en sa réalité, c’est manquer d’esprit critique ».

Pour ce qui est de la validité de ces manifestations, il est relativement aisé d’écarter celles dont le contenu est superficiel, farfelu ou sibyllin. Il s’agit, en général, d’événements ou de révélations qui n’apportent rien de bénéfique aux humains. Ce genre de soi-disant révélations, le Père François Brune en a reçu des milliers (voir chapitre 23. Les autres messagers). Ces phénomènes sont parfois amusants (objets qui se déplacent, réunions spirites …) mais ils n’ont en général que peu d’intérêt et aucune portée, ce qui explique d’ailleurs que l’engouement pour le spiritisme se soit arrêté aussi subitement qu’il s’était emballé à la fin du XIXe siècle.
Ces manifestations de moindre valeur ou sans intérêt, ne sont pas moins vraies pour autant, hormis, bien sûr, celles de faussaires ou même de gens sincères qui se trompent en interprétant mal ce qu’une clairvoyance, une "clairaudience" ou une sensibilité plus fine avec l’Au-delà — ce qu’on appelle la médiumnité — leur permet de percevoir.
S’il ne s’agit pas d’une imposture ou d’une mystification humaine, ces phénomènes inférieurs proviennent de trépassés qui n’ont pas encore fortement évolué (car, pour tous, c’est avec le niveau d’évolution atteint sur Terre que nous arrivons dans l’autre Vie où nous continuons à évoluer) ; leur connaissance n’a pas ou peu dépassé celle qu’ils avaient sur Terre et ils ne peuvent pas, à ce stade, nous apprendre grand-chose : un esprit qui fait bouger une armoire ou qui se prétend être un personnage célèbre, cela peut être drôle, parfois troublant, mais jamais fort intéressant.
« Ces trépassés peuvent aussi avoir conservé la méchanceté qu’ils avaient sur Terre et prendre plaisir à nous tromper ou à nous effrayer : « Si le message provient d’entités de l’Au-delà, celles-ci peuvent être des esprits malins ou diaboliques qui détournent les gens, ou des esprits farceurs qui s’interposent dans une communication et fournissent des réponses trompeuses » (Lino Sardos Albertini).
Tout différents sont certains signes ou communications entre un défunt que l’évolution a porté à un niveau élevé et un proche de la Terre. Ce proche est, le plus souvent, une personne avec laquelle l’esprit avait un lien d’affection très fort : un conjoint, un parent, un ami …
Ces signes de l’autre Vie sont nombreux, bien plus nombreux qu’on ne le croit. Mais nous sommes trop agités, préoccupés pour les voir ou les entendre. De plus, le signe est souvent discret et personnel ; il ne peut être cru et compris que par la personne à laquelle il est destiné : « Les signes, dit Roland de Jouvenel, il y en a pourtant beaucoup, il y en a pour tout le monde, mais c’est la manière dont ils sont enregistrés qui en fait des signes reliés ou non ».
Il existe un moyen simple pour juger de la qualité d’une manifestation de l’Au-delà : si un signe vous laisse une impression de peur, de trouble, un sentiment de culpabilité, de malaise, vous êtes sûrement en communication avec une entité mauvaise. Si, par contre, dans cette communication, vous vous sentez envahi d’une bienfaisante ambiance d’affection qui vous apporte la paix, la sérénité, vous êtes certainement en présence d’une entité évoluée et bien intentionnée.
12. Les dangers de la communication forcée avec les défunts.
« Trop souvent — et sans comprendre l’importance de vos questions — vous interrogez les esprits qui répondent avec la même légèreté… légèreté coupable par son insouciance des poignantes conséquences de cette réponse.

« Ce sont en effet les esprits plus rapprochés de vous par leur évolution très imparfaite encore, qui vous atteignent toujours plus aisément; et leur influence est profane…, souvent mauvaise : ce sont des camarades et non pas des amis…, parfois, hélas ! des ennemis de vos âmes. Le danger est donc le choix des âmes avec lesquelles vous vous liez ainsi. Tout dépend de vous, de vos intentions, des penchants de votre personnalité et du but vers lequel vous cherchez à évoluer.
« Fuyez l’hypnose, absolument inutile à la communion des âmes : cet état est morbide. C’est en vous-mêmes que vous devez souhaiter et réaliser les rencontres avec les invisibles, mais non en des réunions profanes (tables spirites) où nous souffrons d’être conviés lorsque nous avons franchi les premières sphères spirituelles. Bien sûr, dans le "spiritisme", les faits sont exacts. Les rencontres sont vraies mais elles n’aboutiront à rien parce que de telles constatations n’ont, pour la plupart, aucune portée » (message de Pierre Monnier, Lettres de Pierre).
« Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il y a un premier niveau constitué d’êtres décédés dont l’âme, parce qu’elle fut sur Terre mal nourrie, erre très près des humains, tantôt pour les perdre, tantôt pour leur demander du secours. Ils peuvent être eux aussi des relais, mais des relais néfastes, des relais du Mal qui, depuis l’origine des temps, cherchent à nuire à Dieu » (message d’Arnaud Gourvennec, Vers le Soleil de Dieu).
« L’Esprit Saint peut choisir des êtres pour devenir messagers auprès des autres… Mais il (vous) faut être extrêmement attentifs et prudents car Satan ne se prive pas de "communiquer" avec certains et, tout spécialement, par le canal de ceux qui font commerce de spiritisme (pas tous, heureusement !). Or, ses messages à lui peuvent être très ambigus et revêtir toutes les apparences du vrai et du crédible ; ils peuvent aussi mener tout droit des âmes simples et souvent pures vers des sectes à proprement parler diaboliques » (message de Catherine Anglade, L’autre Côté de la Vie).
« Toutefois, les entités négatives ne peuvent entrer que si l’on n’a pas un bon esprit et si l’intermédiaire (le médium) utilise ses facultés à des fins mauvaises. Les esprits farceurs se manifestent lorsqu’on pose, par exemple, des questions du genre : chances qu’on a de gagner au jeu ou dates de décès. Quoi qu’il en soit, tout dépend de la façon dont sont posées les questions : à question sérieuse, réponse sérieuse, à question faite par jeu, réponse burlesque. Il n’est pas facile pour vous d’identifier les faux médiums. Il ne faut, en tout cas, jamais croire ceux qui font cela dans un but lucratif » (message d’Andrea Sardos Albertini à son père, L’Au-delà existe, éd. Filipacchi, 1991).
« Bien sûr, la médiumnité existe mais les courants peuvent être bons, peuvent être mauvais ; des erreurs grossières se glissent souvent entre les plans : méfiez-vous, la supercherie dépasse de beaucoup la vérité pour certains phénomènes inférieurs et sans valeur réelle, que réclament seuls les esprits inférieurs ou retardés… Les âmes de l’Au-delà ne sont pas toutes remplies du désir d’aider les humains. Il y en a qui sont encore malfaisantes. Mais en restant des croyants, des purs, en vous mettant sous la protection du Pur des purs, vous ne risquez rien » (message de Roland de Jouvenel).
Par contre, l’invocation dans l’amour d’une personne aimée qui vient de nous quitter, est sans comparaison avec la communication forcée. Arnaud Gourvennec nous conseille même de la pratiquer sans crainte : « "On ne trouvera personne chez toi qui interroge les esprits, qui invoque les morts"… Voilà bien encore une trouvaille de théologiens peureux et frileux !… N’ayez pas peur de cette citation ! Non, n’ayez crainte, invoquez l’être aimé que vous venez de perdre mais invoquez-le dans la prière. Dites-lui, redites-lui votre amour, votre immense amour et votre foi en la Vie Éternelle grâce au Christ… Sots de prêtres qui tracassez les parents, le mari, la femme… éplorés » (Vers le Soleil de Dieu).
13. Comment est-on dans l'Au-delà ? (le double ou le corps spirituel).
« Mourir consiste à entrer en corps spirituel dans le monde spirituel. Porphyre, néoplatoniste d’Alexandrie enseignait : "Les âmes ont un véhicule en rapport avec leur nature, véhicule invisible, inaffectible, éternel. Ce véhicule n’est pas autre chose qu’un corps immortel ; il est uni à l’âme et la dispose par sa présence à s’unir plus tard à un corps mortel." Ce corps immortel, saint Paul y faisait allusion sous les noms de corps spirituel, corps céleste, corps de gloire.
« Le corps spirituel est le chaînon manquant, il nous permet de sortir du dilemme corps-âme, du piège appelé dualisme qui conduit à l'incrédulité…

« Ce corps spirituel, subtil ou corps de gloire, garant de notre vie ante et post mortem, nous le portons en nous dès ici-bas : nous portons ce trésor dans les vases de terre que sont nos corps physiques. À l’instant du passage, le corps spirituel se lève du corps charnel.
« Saint Paul ne parle pas toujours de corps spirituel et de corps naturel. Pour désigner ce couple qui se sépare à l’instant de la mort, il invente un autre vocabulaire : l’homme intérieur et l’homme extérieur, le trésor et le vase de terre, la maison en dur et la tente de toile ou de peau.
« Jésus fait allusion à plusieurs reprises à ce corps spirituel, notamment dans Matthieu, X, 28 : "Ne craignez pas ceux qui tuent le corps (physique)… mais craignez celui (Satan) qui peut détruire et l’âme et le corps…" Il s’agit bien du corps spirituel puisque le corps physique est déjà détruit » (Jean Prieur, La nuit devient lumière, éd. Astra, pp. 225, 237 à 239).
« Sur Terre, nous sommes représentés par notre corps de chair. Nous l’abandonnons en passant dans l’Au-delà. Alors, par quoi va-t-il être remplacé ?
« La réponse habituelle à cette question légitime est que c’est notre âme, libérée de sa prison charnelle, qui va porter l’identité de notre être terrestre. Mais alors, une nouvelle question se pose : qu’est-ce que l’âme ? L’âme reste le plus souvent une abstraction et pendant toute notre vie terrestre, nous n’avons avec elle aucune relation, aucune représentation, aucun dialogue.
« Or, en prenant en compte ce que disent les messagers christiques (voir 16. Les messagers christiques), en les rapprochant d’étranges expériences vécues sur Terre par certaines personnes, l’âme cesse d’être une entité abstraite pour devenir une part de nous avec laquelle nous pouvons entrer en contact.
« Les messagers christiques disent qu’ils possèdent, dans l’Au-delà, ce qu’ils appellent un “corps spirituel”, identique de forme au corps de chair qu’ils avaient sur Terre. Ce corps est fait non pas de matière mais de vibrations. Ils disent aussi que, sur Terre, ce corps impalpable, impondérable, invisible pour des yeux de Terriens, existe déjà. Il occupe le même espace que le corps physique ; c’est pourquoi ils le qualifient de “double”.
« Sur Terre, il est des circonstances où ce double s’individualise et devient repérable.
« Il se sépare du corps physique dans les expériences aux frontières de la mort (voir 15. Les expériences à la frontière de la mort), ainsi que dans les sorties hors du corps, naturelles ou provoquées. Dans ces deux cas, c’est le double qui est porteur de la conscience claire et qui ramène de son voyage des souvenirs très nets lorsqu’il réintègre son enveloppe de chair. Le même phénomène se produit pendant le sommeil mais de manière en général moins consciente.
« Notre double sur Terre est notre futur corps spirituel dans l’Au-delà. Nous pouvons le rencontrer dès maintenant. Roland de Jouvenel (voir 19. Roland de Jouvenel) explique comment procéder dans le premier tome de ses messages : Au diapason du ciel.
« Arnaud Gourvennec, le messager christique actuel (voir 20. Arnaud Gourvennec) indique, dans le premier tome de Vers le soleil de Dieu, qu’il avait déjà rencontré son double pendant son court passage terrestre. Témoin privilégié, sur Terre comme dans le Ciel, du double et de son devenir dans l’autre vie, il nous assure que ce qui était son double sur Terre est bien devenu son corps spirituel lorsqu’il est entré dans l’Au-delà » (Pierre-Marc Anthonioz).
14. Comment vit-on dans l'Au-delà ?
(L’entièreté du texte de ce chapitre est extraite des messages de Pierre Monnier)

« Quand nous arrivons au pays de l’Esprit, nous restons aussi, le plus souvent, dans le même état de conceptions, de croyances morales, qui faisait partie de notre personnalité terrestre. C’est pourquoi l’enseignement que vous recevez de ceux d’entre nous qui sont encore dans la première sphère, peut différer de celui des esprits plus évolués et vous surprendre par ses divergences : l’athée refusera d’admettre Dieu, même ici ! Le catholique reste catholique, le protestant garde sa foi, etc. Il faut avoir reçu les leçons des esprits supérieurs, nos maîtres, avant de pouvoir nous dégager de ces convictions plus ou moins conformes à la vérité qui nous ont été enseignées sur la Terre. Les esprits les plus sincères et les plus disposés à l’amour peuvent être assez longtemps enveloppés dans les brumes des religions terrestres.
« Mais aussitôt que nous désirons sincèrement obéir à la volonté de Dieu (ce qui signifie le choix fait du renoncement à nous-mêmes), nous arrivons aux sphères les plus belles.
« Nos maîtres sont des esprits humains arrivés à un degré supérieur, qui sont chargés de nous montrer les erreurs du passé et le but à atteindre pour l’avenir. Ils appartiennent toujours à la sphère supérieure à celle de leurs élèves. Nous avons aussi des guides, des conseillers, des amis, des frères. Nous retrouvons ici ceux que nous aimons et qui nous aiment ; il suffit du désir de tendresse d’une âme pour la transporter près d’une autre âme qui lui est chère. Dieu a voulu la famille… par conséquent, nous retrouvons ici les liens noués sur la Terre.
« Il y a plusieurs sphères (plusieurs ciels). Nous devons arriver au pied du trône de Dieu ! Déjà, où nous sommes, toutes choses sont plus belles, plus pures, plus faciles que sur Terre, puisque nous n’avons pas de sens matériels — ni faim, ni soif, ni froid, ni mauvais désirs charnels — mais tout ce qui vient de l’esprit peut encore être mauvais, coupable. Donc, aidez-nous.
« Nous nous abandonnons à l’amour de notre Dieu, d’où l’absence totale de soucis, cela par confiance. C’est pourtant vers cette confiance en Dieu que le Christ cherchait à conduire les hommes.

« Comme une fleur qui s’épanouit pour n’atteindre enfin tout son éclat qu’auprès de Dieu, nous progressons d’abord assez rapidement de niveau en niveau, puis de sphère en sphère, de ciel en ciel, pour employer le langage de saint Paul. Ces sphères ou plans célestes que les évangélistes appellent "les demeures du ciel", sont morales, ce ne sont pas des lieux, mais un état spirituel (de même l’Éden ou Paradis terrestre était un état d’âme et non un lieu). Notre existence y est une existence normale, humaine, faite de grands devoirs et de petits détails. Nous avons notre rôle, notre tâche, nos amitiés particulières, mais naturellement jamais aucune inimitié. À notre arrivée dans l'Au-delà, les conditions sont encore très analogues à celles de la Terre.
« Dans les régions plus primaires, se trouvent encore beaucoup d’âmes remplies d’orgueil, d’égoïsme, de sensualité, et qui occupent une place conforme à leur goût, tandis que l’enfant de Dieu, humble, charitable et pur de cœur, s’associe lui aussi, et sans tarder, à ses pareils. Ces sphères premières sont encore très voisines de la Terre et la vie y est encore parsemée d’épreuves. Les esprits qui s’y attardent recherchent une existence aussi semblable que possible à leur passé et, lorsque vous entendez les voix de ceux qui vous entourent ainsi d’une présence non uniquement spirituelle, elles vous parlent de faits, d’habitudes qui vous troublent par leur naïveté grossière.
« À l’arrivée dans ces sphères encore proches du monde matériel…, nous nous sentons tellement celui que nous avons toujours été, que l’idée d’une évolution ne nous vient même pas. Mais les anges de Dieu et tous ses serviteurs nous parlent, nous encouragent, nous aident ; alors nous réalisons que nous faisons désormais partie de cet invisible qui entoure les hommes.
« La sphère blanche ou christique est, elle, déjà beaucoup plus dégagée de tout ce qui est matériel. Nous y connaissons un bonheur que la Terre ignore. Tout y est harmonie, joie et sérénité, tout aspire à l’Amour, but essentiel de la Création. Le Christ nous enseigne, partage nos tâches spirituelles pour nous mieux diriger et conseiller.
« Nous éprouvons ici des plaisirs que je veux comparer à ceux de la musique ou à la vue de beaux spectacles. Notre nouveau corps est composé d’une tout autre matière que le corps dont nous étions revêtus sur la Terre. Vous commencez d’ailleurs à réaliser scientifiquement qu’il y a des choses positivement matérielles et que, cependant, vous ne voyez pas. La matière et l’esprit sont d’ailleurs une même chose, mais à un degré différent de condensation. Nous nous réunissons et ces rencontres sont paisibles et joyeuses. Si nous étions des esprits sévères et solennels, où serait notre jeunesse éternelle ? Où serait le bonheur infini du Ciel ?
Une faculté nouvelle ici, c’est le développement visible de ce que vous appelleriez "des songes" : tout ce que nous nous représentons acquiert une sorte de vie passagère. Vous songez à un palais — il s’édifie; à un temple — vous pouvez y prier; à un océan — il vous est possible d’y naviguer. Nous créons nous-mêmes notre environnement. Ce ne sont pas là des illusions, mais une représentation positive, bien qu’immatérielle, qui nous permet de ne pas vivre dans ce qui serait un désert pour nos sens spirituels. Nous ne sommes pas perdus dans l’espace, il nous suffit de penser et de désirer un rapprochement avec ceux et ce que nous aimons, pour qu’il se produise. Nous n’avons pas perdu la possibilité de contempler la Terre, la nature. Nous avons la facilité de voir, en même temps, ceux dont la tendresse nous évoque et tout leur entourage terrestre. Ma chambre, la maison, les prés et les bois, je te vois, Maman, ta pensée, ton esprit, ton visage. Non, nous ne vous quittons pas, mais si vous nous oubliez, l’esprit désincarné ne trouvant plus l’atmosphère d’amour qui lui est nécessaire, s’éloigne et ne revient plus.
« La différence entre votre vie et la nôtre n’est donc pas aussi grande que vous vous l’imaginez. Vous ne serez pas perdus dans un inconnu troublant lorsque, à votre tour, vous viendrez partager notre travail. Car tous, nous avons ici une tâche à remplir. En dehors de nos missions de guides et de consolateurs parmi vous, il en est qui sont particulières à notre sphère et que vous ne pouvez pas comprendre. Mais tout, tous nos efforts tendent à l’avancement du règne de Dieu, non seulement sur la Terre mais dans tous les mondes créés par Dieu (dans un nombre si extraordinaire que vous ne pouvez pas même vous le figurer !).
« Mais, à mesure que nous évoluons, nous nous élevons au-dessus de ces plans où les choses matérielles gardent tant d’importance, pour nous tourner vers le chemin où rayonne la lumière du Parfait-Amour.
« Ce n’est que dans les sphères plus hautes encore que se fait la rencontre des esprits venus des mondes différents (beaucoup plus nombreux que vous ne le pensez). Mais, déjà ici, aux sphères radieuses des premiers ciels, l’homme s’élève de "gloire en gloire" car il doit finalement atteindre celle même de Dieu, la dernière sphère où nous serons face à face avec Lui. Alors notre activité sera différente. Mais cette activité semblable à celle des anges ne nous a pas encore été révélée. Nous ne pouvons pas et ne devons pas soulever certains voiles… La sagesse de Dieu ne vous met pas en face de problèmes encore insolubles pour vous et dont les lumières vous éblouiraient au point de vous aveugler.
« Ce face-à-face avec Dieu ne s’atteint que lorsque l’évolution de l’âme est complète. Cette évolution, c’est bien là ce que l’Église pourrait appeler un purgatoire. Le Purgatoire n’est pas un lieu de châtiment mais un état propice à la purification qui fait évoluer (notamment par le remords ou par la séparation de ceux qui s’aiment dans l’Au-delà, à cause du retard dans l'évolution). Le Paradis, c’est le résultat des victoires de l’âme, et non pas un pays lointain. L’enfer existe. C’est une sphère (donc un état) de châtiment, par conséquent de souffrances. Mais, même les esprits les plus déchus et les plus révoltés dans les enfers ont droit au salut par la repentance volontaire, donc par le progrès. Même aux enfers, le salut reste possible » (message de Pierre Monnier, Lettres de Pierre, éd. Lanore).
15. Les expériences à la frontière de la mort (E.F.M. ou N.D.E.).
On en parle généralement sous les abréviations E.F.M. pour Expérience à la Frontière de la Mort, N.D.E. pour Near Death Experience ou encore E.M.I. pour Expérience de Mort Imminente. Il s’agit d’une expérience dont se souviennent quelque 30 % des personnes qui ont frôlé la mort mais qui peut se produire aussi dans d’autres circonstances.

Il n’y a qu’une trentaine d’années que des scientifiques tels Charles Garfield ou des médecins tels, entre autres, les Drs Raymond Moody, Élisabeth Kübler-Ross, Karlis Osis ou Erlendur Haraldson, se sont intéressés aux N.D.E. Pourtant ce phénomène n’est pas nouveau. Au premier siècle de notre ère, on trouve un récit d’expérience à la frontière de la mort dans Des délais de la Justice divine de Plutarque. Avant lui, vers 400 avant Jésus-Christ, Platon relate déjà une E.F.M. dans le chapitre X de La République, "le mythe d’Er" :
« Er, fils d’Arménios, un soldat grec prit part à une bataille et fut laissé pour mort. Après le combat, les Grecs placèrent son corps avec ceux des autres victimes du carnage sur un bûcher funéraire. Mais soudain, le corps d’Er reprit vie. Et Er raconta qu’il avait fait un voyage au royaume de l’Au-delà. Tout d’abord, son âme abandonna son corps et il se sentit libre comme l’air. Avec d’autres esprits, il se rendit vers un lieu comportant des "ouvertures" ou "passages" conduisant de la Terre au Monde de l’Après-vie. Là, ils s’arrêtèrent pour être jugés par des entités divines qui n’ignoraient rien d’eux ni de leur vie. Chaque soldat avait alors revu sa vie et cette vision, en soi, était un jugement. Mais Er, lui, ne s’était pas "jugé". Après avoir pu observer maintes choses, il reçut la mission de retourner sur la Terre afin d’informer les humains de ce qui les attendait de l’autre côté. Il s’était alors réveillé, allongé sur un bûcher, sans savoir comment il était revenu à son corps ».
Des cas semblables, les enquêteurs de l’IANDS (International Association for Near Death Studies) en ont rencontré de très nombreux, notamment parmi les vétérans du Viêt-nam.
À ce jour, plusieurs dizaines de milliers de cas "d’expériences à la frontière de la mort" ont été analysés. Selon diverses estimations internationales, 5 % de la population adulte aurait vécu cette expérience à la suite d’un coma profond ou, seulement, face à un grave danger. Leurs récits concordent étonnamment, si bien que le Dr Raymond Moody a pu établir un schéma général de "l’aventure" qu’ont vécue les "rescapés de la mort", mais il précise que tout ne se passe pas toujours ainsi, ni en entier ni dans le même ordre.
Ces personnes, des hommes, des femmes, des enfants de tous milieux et de toutes religions, se sentent sortir de leur corps, sans en éprouver la moindre douleur, elles ont l’impression de flotter, avec une sensation de paix et de plénitude. Elles peuvent même voir leur corps étendu, comme un spectateur. À ce moment, beaucoup d’entre elles ont eu conscience de la présence d’un ou plusieurs êtres venus apporter leur aide pour ce voyage vers un autre plan d’existence. Ce sont des amis ou des proches décédés avant eux, parfois des personnages religieux avec lesquels elles avaient, sur Terre, une affinité : des Hindous ont vu Yama, dieu de la mort ou ses messagers, des chrétiens ont vu un saint qu’ils vénéraient…
Ces gens se retrouvent ensuite dans ce qu’ils comparent à une vallée ou un fleuve à traverser ou, le plus souvent, à un tunnel. À l’extrémité de ce tunnel, une "lumière" merveilleuse et agréable les attire et puis les accueille.

Déjà, vers 1 500, Jérôme Bosch peignait cette traversée du tunnel vers la lumière exactement comme la plupart des rescapés la décrivent.
Voici quelques témoignages au sujet de cet être de lumière qui "rayonne d’amour, de bonheur et enlève toute crainte, toute angoisse" :
« Rien sur Terre ne peut être comparé à cette lumière… Imaginez une lumière faite de totale compréhension et de parfait amour. »
« À partir du moment où cette lumière a commencé à me parler, je me suis senti délicieusement bien, protégé et aimé. L’amour qui émanait de la lumière est inimaginable, indescriptible. Et, de plus, elle dégageait de la gaieté… »
Une enfant de douze ans avait caché son expérience de la mort à sa mère : « C’était une aventure si merveilleuse que je ne voulais pas revenir. Et je ne peux pas dire à Maman qu’il existe une maison plus agréable que la nôtre.» Mais la fillette finit par tout raconter à son père et, notamment, comment son frère l’avait tendrement prise dans ses bras. Son père fut stupéfait car sa fille n’avait jamais su qu’elle avait un frère, il était mort quelques mois avant sa naissance. »
Ensuite, cette lumière leur fait prendre conscience qu’ils ont encore une mission à achever sur Terre, "que le temps de mourir n’est pas encore venu". Mais avant le retour sur Terre, plusieurs personnes auront encore l’occasion de voir défiler le "film" de leur vie. Certains en témoignent :
« C’était une revue de détail sur toute l’étendue de mon existence… Je ne voyais pas seulement tout ce que j’avais fait, mais même les répercussions que mes actes avaient entraînées pour d’autres personnes. J’ai découvert que même mes pensées sont conservées. Toutes mes pensées étaient là. Nos pensées ne se perdent jamais... »
«… Toutes ces choses défilaient dans l’ordre où je les avais vécues… en relief et en couleurs. C’était comme si la petite fille que je voyais était quelqu'un d’autre, comme au cinéma. »
«… Sur certains passages de ma vie, "il" me faisait remarquer l’importance de l’amour. Il m’a fait revoir des scènes où je m’étais montrée égoïste à l’égard de ma sœur et d’autres où j’avais été généreuse. Il m’a dit qu’il faudrait que je pense davantage aux autres, que je devrais agir de mon mieux. »
« Mais rien de tout cela ne ressemblait à une accusation ; même quand il me rappelait des occasions où j’avais été égoïste, il voulait me montrer que j’en avais également tiré la leçon. Il m’a dit que j’allais devoir continuer à apprendre, que la connaissance est un besoin permanent, même après la mort. Je crois que son but, en me faisant assister à tout mon passé, était de m’instruire. Mais j’ai beaucoup apprécié l’évocation du passé ; c’était plutôt amusant. »
Au retour de leur voyage dans l’Au-delà, les "rescapés de la mort" ont radicalement changé : ils ont la volonté de progresser dans la Connaissance et dans l’Amour, la peur de la mort a disparu, l’attrait pour les biens matériels et la compétition a diminué. Leur vie est désormais faite de bonté. Paradoxalement, ils éprouvent tous une grande joie de vivre, en même temps que le désir de retourner dans cet Au-delà qu’ils ont entrevu. Voici quelques témoignages :
«… Depuis mon expérience, j’essaye d’éviter les préjugés, de ne jamais porter de jugements sur les autres. Je cherche ce qui est bien parce que c’est bien et non parce que c’est bon pour moi. Et il me semble que ma compréhension des choses s’est infiniment améliorée. »
« Je ne crains plus la mort, parce que je sais désormais où je m’en irai quand je partirai d’ici : j’y ai déjà été. »

«… L’amour est la chose la plus importante de la vie… Une grande vérité que j’ai apprise quand je suis "mort", c’est que nous faisons partie d’un grand tout, de l’univers vivant. Si nous pensons pouvoir faire du tort à une autre personne ou à une autre chose vivante, sans nous faire du tort à nous-mêmes, nous nous trompons lourdement. »
(Les témoignages (en vert dans le texte) sont cités par le Dr Raymond Moody, [La Vie après la Vie {préface de Paul Misraki}, éd. Robert Laffont, 1977] et par le Dr Élisabeth Kübler-Ross*, (Mémoires de Vie, Mémoires d’Éternité, éd. Jean-Claude Lattès, 1998). Le reste du texte est inspiré des livres de ces deux médecins.)
* Élisabeth Kübler-Ross, Suissesse naturalisée Américaine, était médecin, docteur honoris causa de nombreuses universités et reconnue dans le monde entier par ses pairs comme faisant autorité en matière de thanatologie. Elle s’est battue pour changer la façon d’envisager la mort et l’aide aux mourants (voir chap. 26. Bibliograhie.)
